La farine fait tout. Les ratés viennent souvent de là : historiquement les farines italiennes ont plus de force que les nôtres. Visez une T45 musclée (gruau) ou une T00 italienne.
Levain plutôt que levure. Plus de maîtrise et de patience, mais des arômes que la levure ne développe pas et une conservation bien plus longue. Ça en vaut le coup.
Le test du doigt (2ᵉ pousse). Appuyez légèrement : l’empreinte doit remonter presque entièrement. Si la marque reste creusée, c’est surpoussé ; si ça revient instantanément, laissez pousser encore.
Refroidissement tête en bas, obligatoire. Suspendu sur les pics, il sèche en gardant toutes ses alvéoles ; posé à l’endroit, il se tasse.
Conservation. Il se déguste le jour même comme plusieurs jours après (merci le levain). Gardez-le entier : une fois découpé, il sèche vite.
Le mot du prof. Le panettone est à part en pâtisserie. J’en ai raté beaucoup en mettant cette recette au point (levain pas assez actif, hydratation, farine, temps de repos). Prenez-la comme une base solide à ajuster à vos propres ingrédients.
Panettone au Levain Pâteux : la Recette Traditionnelle Pas à Pas
4.87 sur 36 évaluations
Le panettone est la grande brioche de Noël milanaise : haute, alvéolée, parfumée aux agrumes et généreusement garnie de raisins et de fruits confits.Cette version au levain pâteux respecte la méthode traditionnelle italienne : deux pâtes, de longues fermentations et un refroidissement tête en bas. Plus exigeante que la version à la levure, elle développe des arômes incomparables et se conserve bien plus longtemps.Suivez chaque étape en photos, avec les repères d’un professeur de pâtisserie pour réussir votre panettone maison.
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Levain pâteux (J-2 & J-1)
Rafraîchir votre levain pâteux sous le schéma « 1:1:0,5 » (pour 50 g de levain : 50 g de farine et 25 g d’eau tiède). Verser le levain, la farine et l’eau tiède.
Mélanger vigoureusement pour bien aérer le levain. Le rafraîchir au moins 3 fois (~ toutes les 8 h) pour faire baisser son acidité ; vous pouvez le placer à ~ 30 °C pour accélérer, et passer au rafraîchissement suivant dès qu’il a doublé.
Laisser pousser le levain jusqu’à ce qu’il ait quasiment doublé. Mieux vaut un levain pas trop poussé qu’un levain en train de retomber.
Première pâte (J-1)
Utiliser une farine de qualité, ici une T45 Label Rouge ou Gruau.
Dans le bol du robot, verser dans l’ordre : le levain pâteux, la farine, l’eau, le jaune et le sucre.
Pétrir 2 min à vitesse 1, puis 10-13 min à vitesse 2.
De temps en temps, stopper le robot et racler les bords pour recentrer la pâte.
Ajouter le beurre pommade et continuer à pétrir à vitesse 2 jusqu’à ce que le beurre soit dissous et que la pâte claque sur les côtés du bol, bien élastique.
Verser la pâte sur un plan de travail légèrement fariné et faire quelques rabats : étirer la pâte en longueur d’un côté…
… puis la replier sur elle-même. Faire un quart de tour et recommencer l’opération 3 fois pour finir le pétrissage.
Bouler légèrement la pâte en la faisant tourner sur le plan de travail.
Graisser très légèrement un grand cul de poule, y déposer la pâte, et la faire lever 12 à 14 h dans un endroit chaud (28-30 °C), en visant un triplement du volume. Astuce : four éteint, lumière allumée (~ 30 °C).
Garniture aromatique (J-1)
Laver 2 fois les raisins à grande eau tiède (30-35 °C) pour les débarrasser de leur cire, puis les réhydrater 1 h environ dans de l’eau ou un mélange eau/rhum.
Bien égoutter les raisins et les laisser sécher à plat toute une nuit. Réserver à température ambiante.
Laver une orange bio, la couper et en peser une moitié. La placer dans un robot équipé d’une lame avec son poids en sucre.
Mixer plusieurs minutes jusqu’à ce que le sucre soit fondu.
Vous obtenez une « purée d’orange maison », parfaite pour aromatiser le panettone. Réserver au frais.
Peser les cubes d’oranges et de citrons confits, la vanille et l’arôme Panettone, et réserver pour la suite.
Seconde pâte
Récupérer la 1re pâte qui a poussé une douzaine d’heures.
Dans le bol du robot, verser la 1re pâte, la farine et les jaunes d’œufs. Pétrir 2 min à vitesse 1 puis ~ 8 min à vitesse 2, en raclant les bords de temps en temps.
Ajouter le sucre semoule, le sel et le miel. Pétrir à nouveau ~ 8 min à vitesse 2 : la pâte doit se décoller des parois.
Ajouter le beurre pommade et continuer à pétrir à vitesse 2 jusqu’à ce qu’il soit dissous et que la pâte se décolle bien des parois.
Vous devez obtenir une pâte un peu grasse, élastique et extensible.
Ajouter l’ensemble des arômes, fruits secs et fruits confits. Pétrir quelques instants à vitesse 1 pour finir le mélange.
Pour la vanille, j’utilise une perle de vanille (Eurovanille).
Verser la pâte sur un plan de travail légèrement huilé et faire quelques rabats (étirer, replier, quart de tour, ×3).
Bouler légèrement puis laisser reposer la pâte 20 à 30 min à température ambiante.
Façonnage & cuisson
Détailler la pâte selon vos moules (~ 750 g par pâton pour des moules papier Ø 18 cm). Réaliser un boulage léger et déposer délicatement au fond du moule.
Mettre à pousser 6 à 8 h (voire plus) dans un endroit chaud (28-30 °C) et humide. Astuce : four, lumière allumée, un petit bol d’eau chaude au début.
La pâte doit avoir énormément gonflé (jusqu’à quadrupler de volume).
Préchauffer le four à 170-180 °C et cuire environ 50 minutes.
Dès la sortie du four, planter 2 pics à brochette au travers du panettone.
Laisser refroidir plusieurs heures tête en bas, suspendu : c’est obligatoire, il sèche en gardant toutes ses alvéoles bien développées (sinon il se tasse).