Mélangez, ne foisonnez pas. Le fouet sert à lisser, pas à incorporer de l’air. Sur un fond de tarte, une crème foisonnée gonfle un peu, sans gravité. Sur une galette des rois, elle gonfle énormément à la cuisson… puis retombe en fin de cuisson. Le résultat n’est pas beau.
L’hydratation est l’ennemie. Trop d’œufs ou trop d’alcool, et la crème fuit à la cuisson. Ne rallongez pas les 2 cuillères à soupe d’alcool en pensant renforcer le goût.
Sur une galette, soignez la soudure. Laissez 2 à 3 cm de pâte feuilletée en contact entre le disque du dessous et celui du dessus, et humidifiez-les bien à l’eau : c’est ça qui colle les deux pâtes et retient la crème.
Mon erreur récurrente : je mets souvent un peu trop de crème pâtissière, et le goût d’amande s’efface. Il faut savoir ce qu’on veut — plus de pâtissière donne une crème plus souple, moins de pâtissière donne une amande plus franche.
Pourquoi du sucre semoule ici. Il entre dès le départ et a tout le temps de fondre avec l’œuf et le lait pendant la cuisson. Dans une recette classique, c’est du sucre glace, parce qu’il arrive en second temps dans la crème d’amande et qu’il a moins de temps pour se dissoudre.
Vanille : extrait ou poudre, pas de gousse. C’est moins savoureux, mais moins cher et surtout plus stable : cette crème subit une double cuisson, à la casserole puis au four.
L’alcool, au choix. Rhum brun pour le classique. L’amaretto renforce le goût d’amande — c’est une bonne alternative à l’arôme d’amande amère. J’aime aussi un alcool d’orange type Grand Marnier.
Une variante qui marche : troquez une partie de la poudre d’amande contre de la poudre de noisette. Ça donne vraiment du goût.
Crème Frangipane Express en Une Seule Casserole
4.96 sur 46 évaluations
La crème frangipane classique demande deux crèmes, deux récipients et un long refroidissement. Ici, tout se fait dans une seule casserole, en une quinzaine de minutes actives.On cuit une base pâtissière, puis on enchaîne directement la crème d’amande dans le même récipient : le beurre froid fait chuter la température juste assez pour incorporer le second œuf sans le cuire.Résultat : une frangipane lisse, au bon tiers de crème pâtissière, sans reste à gérer et sans vaisselle supplémentaire. De quoi garnir une galette des rois de 26 à 28 cm ou un beau fond de tarte.
Spatule souple type « Maryse » Pour bien racler la casserole
Étapes de la recette
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La base pâtissière
Dans une casserole froide, verser le sucre semoule, la poudre à crème et le premier œuf. Fouetter jusqu’à obtenir un mélange parfaitement homogène.
Ajouter le lait entier progressivement et mélanger à nouveau au fouet.
Ajouter la vanille (un extrait ou une poudre tient mieux à la double cuisson qu’une gousse)
Faire chauffer à feu moyen sans cesser de mélanger, jusqu’à ce que la préparation entre en ébullition. Laisser bouillir une quinzaine de secondes, puis sortir du feu.
La crème d’amande, sans changer de casserole
Hors du feu, verser le beurre froid coupé en dés. Mélanger vigoureusement au fouet jusqu’à ce qu’il soit entièrement fondu.Le beurre froid fait chuter la température de la préparation qui vient de bouillir : c’est ce qui permet d’incorporer un œuf cru à l’étape suivante sans le cuire. C’est tout le principe de cette méthode.
Ajouter la poudre d’amande et la pincée de sel. Mélanger.
Ajouter le second œuf et mélanger jusqu’à ce que la crème soit lisse.Mélangez sans chercher à faire monter : le fouet sert à lisser, pas à incorporer de l’air. Une crème foisonnée gonfle puis retombe à la cuisson.
Ajouter l’alcool de votre choix : rhum brun pour le classique, amaretto pour renforcer l’amande, ou un alcool d’orange type Grand Marnier.
Ajouter enfin l’arôme d’amande amère, si vous en utilisez. Quelques gouttes suffisent.
Mélanger une dernière fois, puis réserver au frais, filmé au contact, jusqu’à utilisation. La crème raffermit en refroidissant.