La meringue ne doit jamais être ferme. Contrairement à ce que croient la plupart de mes élèves, plus la meringue est ferme, plus le mélange sera long — et c’est ce mélange prolongé qui la fait retomber. Montez à vitesse moyenne pour obtenir un réseau de petites bulles, arrêtez-vous à la texture « mousse à raser », et incorporez en quelques coups de spatule seulement. C’est comme ça qu’on garde tout le côté aérien.
Ne coulez jamais le biscuit à la taille exacte dont vous avez besoin. Laissez au moins 2 cm de marge tout autour : vous découperez ensuite et ne garderez que le cœur moelleux. Les bords sont toujours plus secs.
Faites un demi-tour de plaque aux deux tiers de la cuisson. Ouvrir le four n’a ici aucune importance, et c’est ce qui vous garantit une cuisson uniforme. Visez une belle couleur blond foncé.
Épaisseur selon l’usage. Bûche roulée : 4 à 5 mm, cuisson un peu plus vive mais courte, sans pousser la coloration, pour qu’il reste souple. Entremets ou bûche non roulée : 8 à 9 mm crus, soit 12 à 14 mm cuits — il apporte alors un peu de mâche sans dominer la mousse ni l’insert.
Conservation : filmez seulement quand il est quasiment froid. Filmé trop tôt, il continue de ressuer, l’eau reste piégée, le biscuit se détrempe et peut moisir très vite. Une fois à température ambiante, filmez puis placez au réfrigérateur.
Pas besoin de torréfier la poudre de noisette. Soit vous achetez de la poudre déjà torréfiée et le goût est bien présent, soit vous ne le faites pas : la cuisson au four révèle de toute façon un bon goût de noisette.
Une piste à tester : une revisite de l’Opéra avec ce biscuit. Les couches y sont très fines, même si c’est le biscuit Joconde classique à l’amande qui est utilisé à l’origine.
Imbibage (facultatif) : portez à 103-106 °C autant de sucre que d’eau, ajoutez un trait d’alcool accordé à votre entremets (Grand Marnier ou Cointreau pour l’orange, rhum pour l’exotique, kirsch pour les fruits rouges, amaretto pour l’amande). Laissez refroidir puis punchez au pinceau sans excès. Attention : un biscuit trop imbibé durcit une fois congelé.
Biscuit Joconde Noisette Moelleux pour Entremets et Bûches
4.89 sur 84 évaluations
Le biscuit Joconde noisette est la base souple par excellence des entremets, des bûches et des gâteaux roulés.Poudre de noisette, blancs montés en meringue souple, une pincée de farine : il reste moelleux et pliable même après cuisson, et il supporte très bien la congélation.Je vous donne ici les épaisseurs exactes selon l’usage — 4 à 5 mm pour une bûche roulée, 8 à 9 mm pour un entremets — le vrai repère d’arrêt de la meringue, et la méthode de conservation qui évite le ressuage.
Préparation 20 minutesmin
Cuisson 15 minutesmin
Total 35 minutesmin
Quantité1plaque de 40 × 30 cm (ou 2 cercles Ø 26 cm)
Plaque à pâtisserie à rebord 40 × 30 cm terme absent du lexique WPRM
Étapes de la recette
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Mise en place
Sortez tous vos ingrédients à l’avance pour qu’ils soient à température ambiante.
Faites fondre le beurre et laissez-le refroidir. Il doit être liquide mais froid au moment de l’incorporer.
Préchauffez votre four à 200 °C, chaleur tournante.
Tamisez la farine et le sucre glace pour éviter les grumeaux.
L’appareil à biscuit Joconde noisette
Dans un cul de poule, réunissez le tant-pour-tant (poudre de noisette + sucre glace) et les œufs entiers.
Fouettez jusqu’à obtenir un mélange parfaitement uniforme.
La meringue française (l’étape qui décide de tout)
Versez les blancs d’œufs, la pincée de sel et le sucre semoule dans la cuve de votre robot équipé du fouet.
Montez à vitesse moyenne. La vitesse moyenne crée un réseau de petites bulles, bien plus stable qu’une meringue montée trop vite.
Arrêtez-vous à la texture « mousse à raser », souple et mousseuse, surtout pas ferme ni compacte. Une meringue ferme vous obligera à mélanger longtemps, et c’est ce mélange qui la fera retomber.
Le mélange
Prélevez un tiers de la meringue et mélangez-le à la première préparation sans précaution particulière : le but est simplement de la détendre.
Incorporez le deuxième puis le troisième tiers délicatement à la Maryse, en soulevant la préparation. Quelques coups de spatule suffisent.
Ajoutez la farine tamisée et mélangez délicatement.
Ajoutez enfin le beurre fondu froid et incorporez-le de la même façon.
S’il reste des grumeaux récalcitrants, lissez avec un ou deux coups de fouet, pas plus.
Dressage
Couchez l’appareil sur une plaque à rebord recouverte de papier sulfurisé ou d’un Silpat, en vous aidant d’une spatule coudée.
Lissez à l’épaisseur voulue : 4 à 5 mm pour une bûche roulée, 8 à 9 mm pour un entremets ou une bûche non roulée (soit 12 à 14 mm après cuisson).
Ne coulez jamais à la taille exacte dont vous aurez besoin : gardez au moins 2 cm de marge tout autour, vous ne conserverez que le cœur moelleux à la découpe.
Cuisson
Enfournez pour 14 à 16 min à 200 °C. Pour une bûche roulée, menez une cuisson un peu plus vive mais plus courte, sans pousser la coloration.
Aux deux tiers de la cuisson, faites un demi-tour de plaque. Ouvrir le four n’a aucune conséquence ici et vous garantit une cuisson uniforme.
Sortez le biscuit lorsqu’il a une belle couleur blond foncé et réservez-le sur grille.
Conservation
Si vous l’utilisez le lendemain, attendez qu’il soit quasiment revenu à température ambiante pour le filmer, puis placez-le au réfrigérateur.
Filmé trop tôt, il continue de ressuer : l’eau reste piégée, le biscuit se détrempe et peut moisir très vite.